L’ONG PN-UCEG a présenté, ce vendredi 6 novembre 2026, les résultats de son enquête citoyenne consacrée aux besoins fondamentaux des Guinéens. Menée dans le but d’identifier les avancées, les insuffisances et les attentes de la population, cette initiative a été restituée devant la presse, en présence de la cheffe de cabinet du ministère de la Jeunesse et d’autres responsables institutionnels.
Initialement prévue pour 200 personnes dans le cadre d’une enquête pilote, l’étude a finalement touché 337 citoyens issus de différentes catégories socioprofessionnelles, notamment des enseignants, des mécaniciens, des vendeurs et des commerçants.
À travers cette démarche, l’organisation entend placer les préoccupations des citoyens au cœur de l’élaboration des politiques publiques. Une ambition résumée par son président, Amadou Barry, « Nous avons pensé qu’il fallait faire différemment en donnant la parole aux citoyens. Lorsqu’on n’écoute pas la population, on ne peut pas comprendre ses préoccupations. C’est de là qu’est née l’idée d’Écouter pour agir. Nous avons voulu que les citoyens expriment leurs difficultés, mais aussi qu’ils proposent des solutions. »
Parmi les préoccupations soulevées, la question du logement occupe une place importante. Selon les résultats de l’enquête, 54,6 % des personnes interrogées déclarent rencontrer des difficultés d’accès au logement.

Un chiffre qui illustre la pertinence de cette démarche, selon Robert Sarah Koulémou , chef de cabinet du ministère de la Jeunesse estime que les enquêtes citoyennes constituent un outil essentiel pour orienter les décisions publiques et mieux définir les priorités budgétaires.
« L’État est au service de sa population. Si les autorités disposent de ce type de données, elles auront une base solide pour orienter les budgets et identifier les secteurs prioritaires. Ce travail est particulièrement pertinent », souligne-t-il
Présent à la cérémonie, Mouloukou Souleymane Magassouba, directeur général du Fonds de l’hydraulique, a également salué une initiative qui relève, selon lui, d’une responsabilité partagée entre les acteurs publics et la société civile.
Il a encouragé l’ONG à poursuivre ses efforts pour documenter les réalités sociales et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

« S’intéresser aux statistiques qui touchent la vie des citoyens est une responsabilité collective. Ce travail doit être suivi et soutenu dans la durée. Nous encourageons l’organisation et sommes disposés à l’accompagner », a-t-il affirmé.
À travers cette enquête, l’ONG PN-UCEG souhaite ainsi faire des données citoyennes un levier d’action pour les pouvoirs publics.
Germaine Mansaré pour Activeinfo24.com




