La langue utilisée par les artistes guinéens constitue-t-elle un frein à leur rayonnement au-delà des frontières nationales ? Une question qui revient régulièrement dans les débats sur la musique guinéenne. Invité de l’émission « C’est dosé », diffusée sur Canal Magic, l’artiste Amaza a livré son point de vue, rejetant l’argument de la barrière linguistique.

Interrogé sur les critiques selon lesquelles les artistes guinéens seraient trop attachés à leurs langues locales, ce qui limiterait leur ouverture à d’autres marchés musicaux, le concepteur du titre à succès « Le goût est mélangé » n’a pas partagé cette analyse.

Pour Amaza, cet argument relève davantage d’un prétexte que d’un véritable obstacle à l’internationalisation de la musique guinéenne. Il estime que les artistes doivent pouvoir valoriser leurs identités culturelles et s’exprimer librement dans leurs langues respectives.

« Je crois que c’est un prétexte. Ça participe à une logique qui consiste un peu à piétiner l’identité de chaque région. Je crois que chacun a le droit de s’exprimer dans sa langue », a-t-il défendu.

Pour appuyer son argumentation, l’artiste guinéen a notamment cité le Sénégalais Youssou N’Dour, dont le répertoire musical fait largement place au wolof, sans que cela constitue un obstacle à son rayonnement international.

Selon Amaza, le véritable défi ne réside donc pas dans la langue choisie par les artistes, mais plutôt dans l’attention et l’intérêt que les différents pays accordent aux productions musicales venues d’ailleurs.

À travers cette prise de position, Amaza relance le débat sur la promotion de la musique guinéenne à l’international : faut-il privilégier les langues étrangères pour conquérir de nouveaux publics ou davantage miser sur la valorisation des langues et des identités culturelles locales ?

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