La ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, a procédé, ce jeudi 5 novembre 2026, au lancement des épreuves écrites du concours de recrutement des futurs préfets et gouverneurs de région. La cérémonie s’est tenue au siège du MATD.

D’une durée de trois heures, l’épreuve a réuni des candidats venus des différentes préfectures du pays. À cette occasion, la ministre a insisté sur le respect des règles de transparence et de régularité du processus.

Réservé aux cadres et fonctionnaires de son département, ce concours intervient après une première sélection sur dossier. Pour Djenabou Touré, cette réforme vise à renforcer la gouvernance locale à travers la qualification des ressources humaines.

 

« J’ai bénéficié d’une lettre de mission du Premier ministre, chef du gouvernement. Et dans cette lettre de mission, j’ai le développement local, j’ai la gouvernance participative, et le développement local et la gouvernance participative reposent sur les ressources humaines. Les préfets et les gouverneurs sont les représentants directs du chef de l’État et de l’ensemble des départements sectoriels dans leurs localités. Nous avons près de 30 ministères, donc 30 politiques nationales que chaque administrateur doit maîtriser pour coordonner l’action gouvernementale à la base. C’est le capital humain qui peut rapidement nous permettre d’aller vers un développement à la base. »

La ministre a également expliqué que ce recrutement vise à garantir l’égalité des chances entre les cadres, sans distinction entre ceux du niveau central et ceux de l’intérieur du pays.

« L’objectif de ce concours est d’offrir la chance de candidater à tous les cadres, au niveau central comme à l’intérieur du pays. »

S’agissant des nominations, Djenabou Touré a rappelé que la décision finale revient au président de la République, sur proposition de son département.

« C’est ça qu’il faut comprendre. Ce n’est pas Madame la ministre qui nomme. La nomination au poste de préfet ou de gouverneur est du pouvoir discrétionnaire du président sur proposition de la ministre de l’Administration du territoire. Nous voulons proposer au chef de l’État des personnes qualifiées, des personnes compétentes pour que la vision qu’il a pour la Guinée, pour que le programme Simandou 2040 que nous voulons mettre en œuvre se fasse rapidement dans nos terroirs, pour le bonheur des Guinéens. Raison pour laquelle tout ce travail a été organisé. »

Les résultats des épreuves écrites sont attendus dans la soirée de ce vendredi 6 novembre 2026.

 

Germaine MANSARÉ pour activeinfo24.com