La Guinée hausse le ton face à l’Union européenne. À la suite du durcissement des conditions d’octroi des visas Schengen pour les ressortissants guinéens, décidé par Bruxelles le 10 juillet dernier, les autorités guinéennes ont annoncé une série de mesures fondées sur le principe de réciprocité.

Réunis ce vendredi au ministère des Affaires étrangères, les ambassadeurs des pays de l’Union européenne ont été reçus par le chef de la diplomatie guinéenne, Dr Morissanda Kouyaté. Au cours de cette rencontre, le ministre a fait part de la position de Conakry, qui considère les nouvelles restrictions européennes comme une mesure unilatérale affectant les relations entre les deux parties.

L’Union européenne justifie sa décision par l’application de l’article 25 bis de son Code des visas, estimant que la coopération de la Guinée en matière de réadmission de ses ressortissants en situation irrégulière demeure insuffisante. Cette mesure prévoit notamment un examen plus strict des demandes de visas déposées par les citoyens guinéens.

En réaction, le gouvernement guinéen a décidé d’appliquer le principe de réciprocité. Les autorités annoncent ainsi la suspension des visas à entrées multiples pour les citoyens des États membres de l’Union européenne, la suppression de certains avantages accordés aux détenteurs de passeports diplomatiques et de service, notamment la gratuité des formalités de visa, ainsi que l’allongement des délais de traitement des demandes de visas.

À travers cette décision, Conakry entend défendre le principe d’égalité dans les relations diplomatiques et rappeler que la coopération entre les États doit reposer sur le respect mutuel. Les autorités guinéennes affirment toutefois rester ouvertes au dialogue afin de parvenir à une solution concertée avec leurs partenaires européens.

Cette nouvelle phase diplomatique intervient dans un contexte marqué par des discussions récurrentes entre la Guinée et l’Union européenne sur les questions migratoires et la circulation des personnes.

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