Les Sud-Africains se rendent aux urnes ce mercredi 4 novembre pour élire leurs conseillers municipaux. Avec plus de 500 partis en compétition pour près de 10 000 sièges, ce scrutin constitue un enjeu majeur pour le Congrès national africain (ANC), confronté à une perte progressive de son soutien populaire.
Le parti de Nelson Mandela poursuit son recul électoral. Lors des municipales de 2021, il avait obtenu moins de 46 % des suffrages. La dégradation des services publics, les accusations de corruption et les difficultés de gestion des municipalités alimentent le mécontentement des électeurs.
Face à l’ANC, l’Alliance démocratique (DA) ambitionne de reprendre Johannesburg, tandis que le parti de Jacob Zuma, uMkhonto weSizwe (MK), cherche à renforcer son influence à Durban et dans le KwaZulu-Natal.
La fragmentation du paysage politique pourrait contraindre plusieurs formations à nouer des alliances pour diriger les municipalités. Ces coalitions, souvent fragiles, ont déjà provoqué des crises de gouvernance dans certaines grandes villes du pays.
Dans le KwaZulu-Natal, la question migratoire occupe une place importante dans la campagne. Plusieurs partis, dont le MK, sont accusés de mobiliser des discours hostiles aux étrangers dans une province régulièrement confrontée à des tensions xénophobes.
La défiance envers les institutions locales pourrait également peser sur la participation. Selon une enquête d’Afrobarometer, plus de 70 % des citoyens interrogés expriment peu ou pas de confiance envers leurs conseils municipaux.
Pour l’ANC, ce scrutin représente ainsi un nouveau test de crédibilité, dans un contexte de mécontentement social et de concurrence politique accrue.
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