La future Assemblée nationale de la République de Guinée sera composée de 147 députés, issus de la liste nationale à la proportionnelle, des circonscriptions électorales de l’intérieur du pays et de la diaspora guinéenne. Parmi ces élus, neuf proviennent du Conseil national de la Transition (CNT), l’organe législatif qui a accompagné le pays durant la période transitoire.
Sur les 81 conseillers nationaux qui composaient le CNT, seuls neuf ont réussi à obtenir la confiance des électeurs pour intégrer le nouvel hémicycle. Une représentation certes limitée, mais qui pourrait jouer un rôle important dans le fonctionnement de la future Assemblée nationale.
Parmi les élus figure Dr Dansa Kourouma, président du CNT depuis 2022 et figure centrale du processus législatif de la transition. À ses côtés, Saran Traoré, représentante des organisations féminines, et Aïssatou Diallo, issue des organisations des Guinéens établis à l’étranger et membre de la Commission du plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire.
La liste comprend également Fanta Conté, ancienne secrétaire parlementaire du CNT et représentante de la Guinée au Parlement de la CEDEAO, ainsi que Jean Paul Kotembedouno, rapporteur de la Commission Constitution, lois organiques, administration publique et organisation judiciaire, qui a participé activement à l’élaboration de la nouvelle Constitution.
Hamidou Camara, ancien président de la Commission du plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire, fait également son entrée à l’Assemblée nationale, tout comme Maïmouna Barry, ancienne secrétaire parlementaire du CNT.
Les deux autres élus sont Dr Alpha Abdoulaye Diallo, représentant des organisations de la société civile au sein du CNT, et Mélia Ismaël Soumah, qui avait intégré l’organe législatif de transition en remplacement de Fatima Camara après sa nomination au gouvernement.
Bien que leur nombre ne représente qu’une faible proportion des 147 sièges de la future Assemblée nationale, ces neuf anciens conseillers nationaux disposent d’un atout majeur : une connaissance approfondie des réformes institutionnelles et des textes fondamentaux adoptés durant la transition. Leur expérience pourrait ainsi constituer un levier important dans les travaux de la 10ᵉ législature, appelée à mettre en œuvre les nouvelles orientations institutionnelles du pays.
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