Le nouveau texte constitutionnel au Sénégal introduit d’importantes restrictions liées à l’exercice de la fonction présidentielle, avec pour objectif de renforcer la neutralité et l’impartialité du chef de l’État.

Désormais, le président de la République ne pourra plus cumuler son mandat avec la direction d’un parti politique ou d’une coalition. Cette disposition marque une évolution majeure dans l’organisation institutionnelle du pays.

Selon l’article 38 de la Constitution, la fonction présidentielle est également incompatible avec toute appartenance à une assemblée élective, qu’elle soit nationale ou locale, ainsi qu’avec l’exercice de toute autre fonction publique ou privée.

Le texte prévoit toutefois une exception symbolique : le chef de l’État pourra conserver, au maximum, une adhésion honorifique à une formation politique, sans en assurer la direction ni la gestion active.

Autre précision importante, le président ne pourra pas participer à une campagne électorale, sauf dans le cas où il serait lui-même candidat à sa propre réélection. Cette mesure vise à limiter l’utilisation de la fonction présidentielle à des fins partisanes.

En revanche, la Constitution autorise le chef de l’État à appartenir à des académies ou à des institutions liées au savoir, à la recherche et aux activités intellectuelles, considérées comme compatibles avec la dignité de la fonction.

À travers ces nouvelles dispositions, le Sénégal entend consolider la séparation entre l’exercice du pouvoir d’État et les engagements politiques partisans, tout en renforçant les principes de bonne gouvernance démocratique.

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