Le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a pris des réquisitions aux fins d’interdiction de sortie du territoire national visant plusieurs responsables administratifs, cadres publics et acteurs du secteur privé.

Selon le document daté du 10 avril 2026 et signé par le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, cette mesure s’inscrit dans le cadre de procédures en cours pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment d’argent, corruption d’agents publics, abus de biens sociaux, abus de confiance, faux et usage de faux, escroquerie et complicité.

Une mesure pour sécuriser les enquêtes

Le parquet justifie cette décision par la nécessité de maintenir les personnes concernées sur le territoire national afin de garantir le bon déroulement des enquêtes. Il évoque notamment des risques de fuite susceptibles de compromettre les procédures judiciaires en cours.

Ces interdictions de sortie du territoire concernent une liste élargie de personnalités issues de plusieurs départements ministériels, notamment ceux en charge de l’Urbanisme, de la Culture et du Tourisme, ainsi que des structures publiques comme la Société des eaux de Guinée (SEG). Des responsables hospitaliers et des opérateurs économiques figurent également parmi les personnes visées.

Parmi les noms mentionnés dans le document figurent notamment d’anciens cadres de l’administration, des contrôleurs financiers, des responsables des marchés publics, ainsi que d’anciens hauts responsables gouvernementaux, dont un ex-ministre.

Un signal fort dans la lutte contre la corruption

Cette décision du parquet spécial s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la lutte contre la corruption et les infractions économiques en Guinée. En multipliant ce type de mesures conservatoires, la CRIEF entend prévenir toute tentative de fuite et assurer la disponibilité des mis en cause devant la justice.

À ce stade, il s’agit de mesures préventives qui ne préjugent pas de la culpabilité des personnes concernées. Les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chacun dans les faits qui leur sont reprochés.

Cette nouvelle étape judiciaire confirme la volonté des autorités de durcir le ton face aux pratiques présumées de mauvaise gestion et de malversations financières au sein de l’administration publique.

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