Le Bureau guinéen du droit d’auteur a annoncé, au titre de l’exercice 2025, une mobilisation financière significative en faveur des créateurs. L’institution indique avoir collecté un montant global dépassant les 13 milliards de francs guinéens, désormais prêt à être réparti entre les ayants droit.
Dans le détail, les recettes issues des droits de Radio-Télévision des médias d’État (grand droit) s’élèvent à 2 milliards 890 millions GNF, confirmant le poids des diffuseurs publics dans la rémunération des œuvres.
- Les revenus en provenance de l’international, notamment à travers le catalogue Syliphone, atteignent 640 millions GNF, traduisant la valorisation continue du patrimoine musical guinéen à l’étranger.
La copie privée constitue la principale source de collecte avec un montant de 5 milliards 894 millions 335 mille 289 GNF, loin devant les autres catégories.
Les droits de pré-écoute téléphonique (tonalités d’attente) représentent 1 milliard 937 millions 286 mille 964 GNF, suivis des droits de communication au public, estimés à 1 milliard 131 millions 485 mille 790 GNF.
Par ailleurs, les droits d’exécution publique s’établissent à 523 millions 953 mille 153 GNF, tandis que les droits de déambulations sonores atteignent 404 millions 600 mille GNF.
Les séances occasionnelles génèrent 15 millions 640 mille GNF, alors que les droits de Radio-Télévision des médias privés restent marginaux, avec 2 millions 40 mille GNF collectés.

Cette performance financière du BGDA illustre non seulement la diversité des sources de revenus liées à l’exploitation des œuvres, mais aussi les défis persistants en matière de collecte, notamment auprès de certains segments comme les médias privés. Elle ouvre néanmoins la voie à une redistribution attendue par les artistes et créateurs guinéens, dans un contexte de professionnalisation progressive du secteur culturel.
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