Depuis plusieurs mois, la Guinée traverse une crise aiguë de liquidités qui perturbe fortement son circuit économique. L’argent en espèces se fait de plus en plus rare, aussi bien dans les banques que dans les services de transfert d’argent et de paiement mobile, compliquant les transactions du quotidien pour les populations et les opérateurs économiques.

Face à cette situation préoccupante, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a donné instruction d’imprimer de nouveaux billets afin de réinjecter du cash dans l’économie et relancer la circulation monétaire.

Une orientation rapidement intégrée par le Premier ministre, Bah Oury. En marge de la visite du chef de l’État, le mardi 17 mars 2026 au Palais de la Colombe, siège de la primature, le chef du gouvernement a annoncé une démarche inclusive pour sortir de la crise.

« Nous résoudrons le problème avec l’assentiment et la participation de tous les acteurs économiques », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une approche concertée impliquant banques, institutions financières et opérateurs économiques. L’objectif affiché est de mettre en place des solutions durables, à la fois acceptables et applicables sur le long terme.

Selon le magazine économique Emergence, la Guinée avait déjà engagé d’importants efforts en 2025 pour soutenir son économie. Sur plus de 886 millions de billets commandés, imprimés et réceptionnés, représentant une valeur globale de près de 9 000 milliards de francs guinéens, environ 6 000 milliards ont été injectés dans le circuit économique pour faciliter les transactions.

Malgré ces mesures, la persistance de la pénurie de liquidités met en lumière les défis structurels du système financier guinéen, entre forte dépendance au cash et limites des solutions de paiement alternatives. La nouvelle initiative des autorités sera donc scrutée de près, tant par les acteurs économiques que par les partenaires financiers du pays.

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