Le Réseau National des Acteurs du Développement Durable (RENADE) a vivement dénoncé, ce vendredi, la prolongation du contrat liant Addax Energy et Oryx Group en Guinée. L’organisation qualifie cette décision de « scandale » et y voit une nouvelle illustration de la corruption et du favoritisme dans la gestion des ressources publiques.
Selon le RENADE, ce contrat, qui aurait dû être soumis à un appel d’offres transparent, a été prolongé de manière unilatérale pour une durée de six mois, sans mise en concurrence. Une situation jugée d’autant plus grave que le contrat initial avait été attribué à Sahara Group en 2022 à l’issue d’un appel d’offres, avant de ne pas être renouvelé en 2024 en raison de soupçons de corruption.
L’organisation estime que le retour d’Addax Energy et d’Oryx Group dans la gestion de ce contrat, sans procédure compétitive, constitue un « affront à la bonne gouvernance » et un cas manifeste de favoritisme et de prise illégale d’intérêts. Elle alerte également sur des soupçons de blanchiment de capitaux entourant cette affaire.
Face à cette situation, le RENADE exige la suspension immédiate du contrat et demande au gouvernement de faire toute la lumière sur les conditions de sa prolongation. L’organisation réclame également la reddition de comptes de tous les acteurs impliqués, ainsi que la démission du directeur général de la Société Nationale des Pétroles (SONAP).
Pour le RENADE, cette affaire met une nouvelle fois en évidence l’urgence de renforcer la transparence dans l’attribution des marchés publics et de lutter efficacement contre l’impunité dans la gestion des ressources stratégiques du pays.
Focus : Activeinfo24.com




