Le 28 décembre 2025 approche comme un souffle lourd de promesses et d’épreuves. Ce jour ne sera pas seulement une date sur le calendrier, mais un instant où la nation retiendra son souffle, attendant de voir si ses enfants auront choisi la sagesse plutôt que la fureur, la conscience plutôt que l’aveuglement.
Avant que ce jour n’arrive, il nous revient de préparer nos esprits. De fermer la porte aux rumeurs qui enflamment, aux paroles qui divisent, aux mains invisibles qui manipulent. Discuter sans insulter, défendre ses idées sans écraser celles des autres, voilà la vraie marque de la maturité. La politique est un droit, la violence est une trahison. Aucun drapeau ne vaut une larme, aucun discours ne mérite qu’une vie soit brisée.
Lorsque le matin du 28 décembre se lèvera, avançons avec calme et dignité. Dans les files d’attente, dans le silence respectueux des bureaux de vote, chaque pas comptera. Voter est un acte simple, mais puissant. Il ne demande ni cris ni affrontements, seulement de la patience et du respect. Une fois le choix exprimé, sachons rentrer chez nous, laissant les urnes parler à notre place. Celui qui provoque ce jour-là ne construit rien, il détruit ce que tous espèrent protéger.
Après le vote viendra le temps de l’attente, souvent plus difficile que l’acte lui-même. Ce sera l’épreuve de la patience et de la retenue.
Les résultats, quels qu’ils soient, ne doivent pas devenir une étincelle de chaos. La Guinée est plus grande qu’un camp, plus précieuse qu’une victoire. Brûler, casser, s’affronter, c’est toujours la même nation qui saigne, les mêmes familles qui pleurent.
L’histoire observe la jeunesse guinéenne. Elle se souviendra non de la colère des rues, mais du courage tranquille de ceux qui ont refusé la violence. Aujourd’hui, être fort, c’est protéger la vie. Être engagé, c’est préserver la paix. Être patriote, c’est comprendre que l’avenir se bâtit dans le calme, jamais dans la destruction.
Que ce 28 décembre 2025 soit le témoignage d’une jeunesse consciente, responsable et digne. Que la Guinée puisse se regarder dans le miroir de ses enfants et y voir la sagesse, la retenue et l’espoir.
Ibrahima Tenimba KOUROUMA, Activiste.




